Typologie des Dragons

Dragon Or
Les Dragons Or, aussi appelés Reines, sont les seuls dragons femelles qui se reproduisent. Lors du rut, une Reine saigne quelques bêtes (pour ne pas s'allourdir) et s'élance dans le ciel. Tous les Bronzes présents se lancent à sa poursuite, tandis que leurs maîtres entourent la maîtresse de la Reine. Plus le vol est long et haut, plus belle sera la ponte. Dès que le Bronze le plus fort a conquis la Reine, leurs propriétaires se retirent pour participer à l'union des dragons. Plus tard, la Reine pondra de 20 à 60 oeufs dans lesquels peut se trouver un oeuf de Reine caractérisé par sa couleur dorée. Les Reines participent aux combats contre les Fils mais, ne crachant pas le feu, ce sont les Dames qui calcinent les Fils à l'aide de lances-flammes.

Dragon Bronze
Ce sont les dragons les plus puissants. Ils sont forts, endurants et très efficaces au combat contre les Fils, calcinant les plus grosses masses de mycorhizoides. Ils sont capables de combattre pendant toute la durée d'une chute. Ils sont également destinés à féconder les Reines, du moins les meilleurs d'entre eux, pour l'amélioration de l'espèce. Les Bronzes peuvent également détecter les candidats potentiels à l'Empreinte en décelant chez eux les qualités du chevalier (ou de la Dame) et leur potentiel télépathique.

Dragon Brun
Ils allient puissance et rapidité et font preuve d'un grand courage lors des chutes. Leur taille peut approcher celle des grands bronzes, mais ils ont en général plus petits. Certains tentent de rivaliser avec les Bronzes lors des vols nuptiaux, mais aucun n'est parvenu à féconder une Reine à ce jour. Quoi qu'il en soit, un grand prestige rejaillit sur le jeune chevalier qui marque un Brun. De nombreux chevaliers Bruns sont chefs d'escadrilles.

Dragon Vert
Les Verts sont des femelles, mais macher la phosphine pour brûler les Fils les rend stériles. Et c'est tant mieux car le tempérament des Verts les porte à combler les appétits sexuels des dragons Bronzes en dehors du rut ou des autres mâles qui n'ont pas accés aux vols nuptiaux. De plus, une couvée de Verte ne donne que des Verts, et Pern en serait alors vite envahi. Les Verts sont les dragons les plus petits de tous mais ils sont agiles, rapides et prompts à éviter les Fils. Eventuellement, un Vert peut être marqué par une femme si le dragonnet le décide, mais la candidature étant réservée aux garçons à l'origine, ce genre d'évènement est particulièrement rare.

Dragon Bleu
Les Bleus sont les plus rapides au combat grâce à un rapport taille/puissance optimal. Leur rôle est de se positionner en bordure des grandes escadrilles pour calciner les petits paquets de Fils qui ont passé le filet de flammes des grands dragons. Toutefois, leur endurance est faible, et un bleu ne combat en général que pendant la moitié d'une chute. Ils peuvent revenir en fin de chute aprés avoir récupéré leurs forces, pour soutenir les autres dragons plus fatigués. Ils ravitaillent parfois les autres dragons en phosphine, s'il vient à en manquer, mais le cas se présente rarement.

Dragon Blanc
Il n'existe à ce jour qu'un seul et unique Dragon Blanc. Son nom est Ruth. Il est né de la Reine Ramoth et du Bronze Mnementh du Weyr de Benden, au début du 9ème passage. Lors de l'Eclosion, son oeuf, terne et petit, était condamné par tous les observateurs. Effectivement, lors de l'éclosion, le petit dragon ne parvint pas à déchirer la membrane intérieure de son oeuf. Le jeune Seigneur de Ruatha, Jaxom, ayant assisté à l'éclosion, se précipita sur l'oeuf que tout le monde négligeait pour sauver le petit dragon en brisant sa coquille. Quelques coups de pieds dans la coquille et un coup de canif pour déchirer la membrane, et le jeune homme avait marqué le dragon. Ce faisant, il bafoua plusieurs interdits ; il n'était pas candidat à l'Empreinte et un seigneur ne pouvait être Chevalier-dragon. La situation a été laissé en suspens dans "l'espoir" de voir mourir le chétif petit dragon blanc (qui, tout en étant le plus petit dragon de Pern, se porte à merveille).

Pouvoirs des Dragons

Empreinte
Les Dragons sont liés à leur chevalier par un lien indéfectible. Lors de l'éclosion des oeufs, de jeunes garçons et éventuellement des jeunes filles s'il y a un oeuf de Reine, ayant tous été repérés pour leurs esprits prometteurs par les dragons de Quête, sont présentés aux dragonnets. Ce sont les candidats à l'Empreinte.

L'Empreinte est l'établissement d'un puissant contact mental entre un jeune dragon et le garçon ou la fille de son choix. Les choix des dragonnets nouveau-nés sont irrévocables et non discutables, même si certains d'entre eux provoquent de grands bouleversements dans les mentalités traditionnelles des pernais.

Le marquage d'un dragon est caractérisé par une joie intense. Le jeune partenaire sent profondément qu'il ne sera plus jamais seul. Dés que le dragonnet a choisi son compagnon, il se précipite sur lui et le contact s'établit. Le jeune dragon annonce lui-même son nom par télépathie, en y ajoutant un immense sentiment de faim apés être resté enfermé trop longtemps dans sa coquille. Ce sentiment persistera pendant une à deux semaines.

Ce don télépathique est issue de la science Mentacom, une technique que les colons originels ont apporté avec eux, capable de développer génétiquement les capacités télépathiques et empathique d'une espèce prédisposée. Cette science a également été apliquée aux humains, dont un certain nombre de pernais sont les descendants.

Télépathie
Le contact mental entre le dragon et son partenaire est de forme intelligible et claire. Ils parlent avec le langage pernais, que le dragon maîtrise dés sa sortie de l'oeuf. Plusieurs allusions ont été faites sur la ressemblance entre la voix télépathique du dragon et celle de son chevalier. Les échanges mentaux des deux partenaires sont la plupart du temps émis en un faisceau privé. Mais il existe un certain nombre d'exceptions. On connait par exemple des femmes, beaucoup étant Dames de Weyrs, capables d'entendre tous les dragons. On sait également que si quelqu'un est considéré comme noble et respectable par les dragons, ceux-ci se sentent libre de lui "parler". Ce genre de chose est considéré comme un grand privilège. Ceci étant, le chevalier-dragon et son compagnon ou la Dame de Weyr et sa Reine communiquent intimement, au quotidien, et partagent ensemble toute une vie, leurs émotions, leur amour. Rien ne peut être caché, chacun sait ce que l'autre rescent, et le bien-être du chevalier et de sa monture passe par l'harmonie de deux esprits réunis. Cependant, certaines pensées peuvent être dissimulées à un dragon, temporairement, en établissant une sorte d'écran mental. Mais ce genre de dissimulation est rarement employé. Lorsque survient la mort de l'un des deux membres d'un couple chevalier dragon, celui qui reste perd immédiatement l'envie de vivre. Le dragon solitaire disparait immédiatement dans l'interstice, lieu de transfert télékinétique, pour ne plus jamais en revenir. De même, le chevalier qui perd son dragon, en général suite à des blessures de Fils, se plonge dans un mutisme profond, et se laisse mourir. Certains, qui n'ont pas la capacité de se donner la mort en eux, survivent. Mais leur vie est un véritable enfer, condmnés qu'ils sont à supporter la perte de la moitié de leur âme.

Téléportation (Interstice)
Les Dragons de Pern possèdent la fabuleuse capacité de se déplacer presque instantannément d'un point à un autre. Ce pouvoir s'apparente à la télékinésie qui permet de déplacer les objets par la seule force de l'esprit, mais il diffère ici dans le sens où le pouvoir de téléportation des dragons n'affecte qu'eux-mêmes et les personnes ou objets qui les jouxtent.

Les déplacements sont appelés transferts, et se produisent par l'intermédiaire de l'Interstice. Il s'agit d'un espace parallèle dans lequel plongent les dragons entre leur point de départ et leur point d'arrivée. Ce lieu n'a pas de localisation propre, il se traverse simplement. Aucune description précise n'en est possible, car la traversée de l'Interstice prive les dragons comme leurs cavaliers de tous leurs sens. Ceux qui l'ont vécu parlent d'un froid intense et d'un noir profond qui glacent le sang, impressions reflétant cette effroyable abscence de tout, ce passage dans le néant.

Les transferts s'opèrent par l'intermédiaire de "coordonnées". Le chevalier transmet télépathiquement l'image de l'endroit qu'il souhaite atteindre à son dragon et celui-ci "y va". Ce qui implique que le chevalier ou le dragon ai déjà visité la place, ou que quelqu'un d'autre leur donne les données nécessaires.

Les déplacements par l'Interstice ont pour but principal de se débarrasser des Fils qui entrent en contact avec les dragons et des chevaliers lors des combats en plein ciel. Le froid de l'espace intersticiel se charge alors de geler les mycorhizes. Il suffit de quelques secondes à peine pour que les Fils congèlent et soient réduits en cendres grises innofensives. Cela n'empèche pas certains équipage de subir de cruelles blessures, à cause d'un manque de réflexe ou d'une maladresse, ce genre d'accident étant la plupart du temps l'apanage des jeunes chevaliers inexpérimentés.

Outre cette faculté de transfert, les colons ont découvert que les dragons pouvaient également se déplacer ... dans le temps intersticiel. Ce pouvoir a été utilisé la première fois par Lessa, Dame du Weyr de Benden lors du dernier passage. Depuis, ce genre de déplacement n'a été opéré que dans de rares occasions et l'usage en est particulièrement surveillé, voir interdit à cause des risques de paradoxes temporels ou de rencontres avec son "moi" du temps visité. De plus, peu de dragons ont le sens de l'espace et du temps.

Le nombre de chevaliers au courant de ce phénomène est très limité, il comprend les Chefs de Weyrs, les Dames de Weyrs, les chevaliers-dragon bronze, le Maître Harpiste et quelques uns de ses aides, et quelques autres privilégiés. L'atelier des harpistes a eu connaissance de cette étonnante capacité du fait que sa structure découle directement du service qui a créé les grands dragons. Ce savoir s'est transmis au moins jusqu'au sixième passage. Au neuvième passage, il n'était plus connu de personne, avant que la situation désespérée ne le rapelle au souvenir des pernais.

Il est à noter que le déplacement intersticiel n'est pas réellement instantanné. Le temps de transfert est proportionnel à la distance parcourue et éventuellement au temps parcouru. Les quelques exemples suivants tirés de la Ballade de Pern donnent une idée des rapports distance parcourue/temps traversé/durée du transfert et montrent une progression logarytmique de ces rapports :

1 révolution = 1 année pernaise
1 respiration = inspiration+expiration posées = 6 à 8 battements de coeur

Déplacements dans l'espace

- Continent Nord d'Est en Ouest : 1/2 respiration ( 3 à 4 battements de coeur)
- Du Continent Nord au Sud : 1 respiration ( 6 à 8 battements de coeur)
- De Pern à l'Etoile Rouge : 12 respirations ( 70 à 100 battements de coeur)

Déplacements dans le temps

- 10 révolutions pernaises : 4 respirations ( 25 à 30 battements de coeur)
- 50 révolutions pernaises : 15 respirations ( 90 à 120 battements de coeur)
- 400 révolutions pernaises : 22 respirations (130 à 180 battements de coeur)
- 1500 révolutions pernaises : 32 respirations (190 à 260 battements de coeur)

N.B. : Si le déplacement est spatio-temporel, le temps de vol ne cummule pas les durées et ne tient compte que du maximum. Il n'y a pas de limites à proprement parler, si ce n'est la capacité pulmonaire du dragon (environ 1/4 d'heure) et celle de son maître.

Biologie des Dragons

Particularité
La faune pernaise a ceci de particulier que l'information génétique est contenue dans une triple hélice d'ADN. Cet élément fascinant a sans doute permis l'incroyable richesse et la diversité des espèces sur Pern. Les Dragons en sont un des plus magnifiques exemples.

Sur les images suivantes vous pouvez vous rendre compte de l'aspect d'un dragon en vol, vu du dessus. L'envergure est un exemple comparatif entre un avion de ligne commercial actuel et la célèbre Reine Ramoth. Enfin, le dernier dessin vous montre les proportions d'un oeuf de reine à côté d'un chevalier-dragon et de son dragon bronze.

apparence d'un dragon de pern
envergure d'un dragon de pern
taille d'un dragon de pern

Apparence

Envergure

Taille



Musculature
Elle fait partie du capital dont ils ont été doté dès leur création, leur donnant une force prodigieuse propre à répondre aux attaques de Fils. La biogénétique a permis de leur donner une morphologie puissante qui s'est amméliorée de génération en génération. Et la progression de la taille des dragons est très impressionnante.

La faculté des dragons de voyager dans le temps par l'interstice et le voyage de Lessa, Dame du Weyr de Benden au dernier passage, a permis de visualiser les choses. Lessa a ramené les dragons des Weyrs du passé. Une fois les Fils contrés, les différences se sont révélées. Parmi elles, on a pu constater les variations de tailles des dragons pendant les 400 ans du deuxième long intervalle, allant presque du simple au double.

Squelette
Il a ceci de particulier qu'il n'est pas à base de calcium et de fer; il est composé de silice et de bore. Les atomes de silice et de bore entrant dans la composition des os pernais, tout en ayant des structure périphériques différentes de leur homologues terriens, forment des molécules beaucoup plus solides et résistantes comparées à celles des os des colons humains et des animaux qui les accompagnaient.

Cette caractéristique propre à la faune de Pern a été récupérée par les bio-généticiens pour élaborer le code génétique des dragons. Ces os puissants supportent la charpente massive des Dragons alors qu'ils occupent un volume relativement réduit.

Le bréchet caractéristique des oiseaux est quasi inexistant chez les dragons. Ceci est rendu possible grâce à un ensemble de muscles séparé, situés sur la partie dorsale, qui actionne les ailes. Il n'est donc pas nécessaire de soutenir une musculature pectorale importante par un os transversal.

anatomie d'un dragon de pern

Anatomie

Yeux
Ils s'apparentent à ceux des insectes. Ils brillent et s'illuminent par vagues d'ondes colorées, et sont visibles dans le noir. Un oeil est composé de multiples facettes parcourues par différentes teintes.

L'oeil est protégé par deux paupières dont une transparente qui lubrifie la rétine, et l'autre épaisse qui protège l'ensemble. Les dragons adorent qu'on les gratte derrière l'oeil, et soulignent le plaisir que cela leur procure en abaissant la première paupière de contentement, voire la deuxième si la confiance en la personne est totale.

Les couleurs, variables et irisées, sont un indicateur de l'humeur et des sentiments des dragons. Une couleur unie est signe d'une humeur constante. La vitesse du tourbillonement de plusieurs couleurs indique l'intensité d'un sentiment. Tout en considérant une infinité de variantes, on peut définir efficacement ce que rescent un dragon à l'aide des nuances majeures suivantes :

- Bleu : Humeur paisible
- Vert : Plaisir
- Bleu/Vert : Contentement, Joie
- Orange : Exitation
- Jaune : Inquiétude
- Rouge : Irritation, Colère
- Jaune/Orange : Perplexité
- Rouge/Orange : Fureur
- Gris : Tristesse
- Blanc : Malaise

oeil d'un dragon de pern

Oeil

Peau
Elle n'est pas couverte d'écailles comme les reptiles, elle s'apparente plus à une peau de daim dont elle a la texture et la douceur. Elle est particulièrement sensible et demande un soin constant.

Pendant les premiers temps de leur croissance, les dragons grossissent rapidement (la quantité de viande que les dragonnets dévorent tous les jours est impressionnante). La peau des dragonnets est alors soumise à de multiples tensions. Il faut faire très attention à ce qu'elle ne se déchire pas, que ce soit naturellement ou sous les coups de pattes rageurs des bêtes rendus fous par les démangeaisons. Pour éviter de tels dommages, les chevaliers-dragon utilisent une huile spéciale qui soigne les irritations et les gerçures des dragons, pour leur plus grand contentement.

La santé d'un dragon se mesure à la teinte de sa robe. Plus la couleur de la peau est vive et brillante, plus le dragon est sain. En revanche, un dragon malade (ou triste) aura une robe grisâtre et terne, phénomène qui requiert toute l'attention de son chevalier.

Ailes
Ce sont les troisième et quatrième membres des dragons. La majorité de la faune pernaise a évolué vers une structure à six membres tels les insectes sur Terre. Les dragons ont utilisé cette paire suplémentaire pour conquérir les airs sur Pern.

La structure de l'aile est similaire à celle des autres pattes, à ceci prés que les doigts se sont considérablement allongés et lui servent de charpente. Les doigts sont reliés entre eux par une membrane de peau, résistante et souple à la fois, permettant la portance sur les masses d'air. Cette membrane est fortement irriguée par la lymphe du dragon qui a la particularité d'être verte.

Les dommages occasionnés par les Fils sur les ailes sont particulièrement douloureux et très difficile à cicatriser ; l'aile est souvent déchirée et les réparations ne peuvent se faire que si la surface de membrane est suffisante pour recoudre les morceaux, lesquels sont alors noyés sous une couche épaisse de baume analgésique.

aile d'un dragon de pern

Aile

Système digestif
Il comporte pricipalement deux estomacs. Rien de comparable cependant avec les bovidés terrestres. En effet, le dragon a besoin de ces deux réservoirs pour des raisons plus statégiques : un pour digérer sa nourriture et un pour cracher des flammes. Le premier estomac sert à digérer la nourriture. Les dragons dévorent deux a trois bêtes tous les quatre à cinq jours, selon la couleur, et donc la taille du dragon. La méthode employée par les dragons pour déféquer n'est pas connue avec certitude.

Lors des combats pendant les chutes de Fils, les dragons machent une pierre appelée Phosphine. Cette pierre malaxée tombe directement dans le deuxième estomac où elle réagit avec des acides digestifs. Le gaz qui se dégage de ce mélange chimique peut être exalé à volonté. Le début de la réaction nécessite environ 15 minutes. Arrivé à hauteur de la bouche, il s'enflamme au contact d'une petite protubérance située sur la palais du Dragon qui génère l'équivalent d'une étincelle. Il en résulte une flamme modulable qui réduit les Fils en cendres.

A la fin des combats, les dragons recrachent les déchets résultant de la digestion de la phosphine sous forme d'un substrat noirâtre et nauséabond.