L'atelier des Tisserands
Le lin produit un élégant tissu froissé qui résiste au temps. Même s'il est difficile de faire une fibre de sisal lisse, quand elle est battue et écrasée, on obtient un tissu soyeux facile à imprimer ou à teinter, et suffisamment léger pour être porté par temps très chaud. Il peut être aussi tissé en collants très fins. Mais c'est le coton qui est la fibre la plus demandée et qui a le stock le plus bas après chaque Passage. Le coton, de par sa très grande souplesse, est une fibre luxueuse sur Pern. La plante pousse dans des terres mi-argileuses / mi-sablonneuses, ce qui fait de Boll Sud un très bon choix pour la cultiver.
Les colons conservèrent le coton car aucune matière ne l'égale pour être porté à même la peau et pour tenir chaud. A la fin du premier Intervalle, tout le coton disponible était en lambeaux. Ils firent pousser tout ce qu'ils pouvèrent durant le premier Intervalle et en gardèrent la tradition d'en stocker un maximum au cours des Révolutions. La soie devint rapidement qu'un lointain souvenir car malgré le fait que les vaisseux coloniaux possèdaient bien des vers à soie, les feuilles de mûrier qui sont la seule et unique nourriture des vers n'a pas réussi à s'adapter au sol pernais.
L'atelier des tisserands négocient leurs biens avec les Forts des Hautes-Terres, Lemos, Bitra, Nabol et Igen contre de la laine des ovins montagnards, du fait que leurs propres ovins se sont adaptés au climat claud en ne portant presque plus de laine. Hautes-Terres leur procure aussi du poil de lama. Les seigneurs utilisent très souvent des fuseaux et des rouets, tout comme les chevaliers-dragons. Toute personne capable de tisser les fils est conviée à le faire régulièrement car la demande et le besoin sont toujours très importants. Durant les intervalles, le Maître-Tisserand a de nombreux étudiants des Weyrs dans son atelier. Il a de petits métiers à tisser dans chaque Atelier, Fort et Weyr soit pour s'occuper soit pour travailler. Les vêtements sont utiles dans toutes les situations. Du fait que l'atelier des tisserands ne peut pas fournir tous les Forts, ils sont tous invités à fabriquer leurs propres outils : métiers à tisser manuels, aiguilles à crochet, fuseaus et navettes.
Du fait que les biens produits par l'atelier des tisserands ne sont pas périssables, des stocks importants peuvent être faits dans les cavernes sèche jusqu'à ce qu'on en réclame. Pour chaque type de fibre, il y a des roues et des métiers à tisser différents : roues pour le lin, la lain et le sisal, roues de toutes les tailles et puissance pour le coton, et des métiers à tisser avec des motifs du plus simple au plus complexe. Une fois qu'un tisserand a fini un ballot de tissu, il est envoyé à la teinture puis séché. L'atelier des tisserands est réputé pour certaines teintures dont la composition est l'un des secrets les mieux gardés. Une fois les ballots teintés puis séchés, ils sont stockés ou envoyés aux couturieurs.
Certains des métiers à tisser sont tellement complexes que seuls les maitres-tisserands savent s'en servir : ils servent à faire du velou, du coton soyeux ou du brocart.
Les aiguilles utilisées par les tisserands sont faites à partir de pierre à savon et d'agate.
L'atelier des tisserands est constamment en compétition avec l'atelier des tanneurs pour être le centre des tendances et de la mode sur Pern.

